Répression policière – La Manif Pour Tous vous offre son assistance judiciaire

[Liberté Pour Tous]

Réunion d’information – répression policière : La Manif Pour Tous vous offre son assistance judiciaire

 Réunion d’information à Paris 
Mercredi 19 juin 2013 – 19h45
En présence de parlementaires très engagés contre la Loi Taubira et ses conséquences,
En présence des avocats amis de la Manif Pour Tous, défenseurs de nos libertés fondamentales bafouées,
La Manif Pour Tous a le plaisir de vous convier, à Paris, mercredi 19 juin à 19h45, à une réunion d’information destinée à vous présenter l’aide judiciaire proposée aux personnes s’estimant victimes de gardes à vue, arrestations et contrôles d’identités abusifs liées à leurs actions contre la loi Taubira.
Lors de cette soirée, vous pourrez échanger avec les avocats présents et prendre attache avec eux pour la constitution de vos plaintes et dossiers personnels. Ils vous accompagneront bénévolement dans vos procédures judiciaires avec l’appui et le soutien de La Manif Pour Tous.
Il vous sera également détaillé les actions politiques engagées auprès des pouvoirs publics et instances européennes afin de dénoncer et faire stopper les dérives des forces de l’ordre et de l’institution judiciaire utilisées à des fins politiques.
Pour participer à cette réunion, nous vous remercions de vous inscrire obligatoirement par mail sur  temoins@lamanifpourtous.fr en laissant vos coordonnées dont un numéro de téléphone.
Les informations pratiques vous seront adressées en retour.
Ceux qui habitent en province ou qui ne peuvent pas venir le 19 juin, mais qui souhaitent être contactés par un avocat afin de s’associer aux démarches qui vont être engagées, sont invités à nous écrire à l’adresse  temoins@lamanifpourtous.fr
Le pôle juridique LMPT

Manif Pour Tous: répression policière et acharnement judiciaire

[Le Gaulois – le 12 juin]

Les opposants au mariage gay se disent victimes d’un « scandale judiciaire » et de gardes à vue abusives. Ils lancent un site Internet pour regrouper les plaintes contre les pouvoirs publics.
En plus de leurs symboles habituels, comme les sweats roses et bleus, certains membres de l’association La Manif pour tous arborent désormais un badge « prisonnier politique ». Lors d’une conférence de presse, les organisateurs ont dénoncé ce lundi la répression « injuste » dont sont victimes les opposants au mariage homosexuel.(voir aussi l’article du Gaulois)¢


Épinglé au revers des vestes, le pin’s est porté par les manifestants qui ont déjà été gardés à vue, comme Bertrand, 21 ans. « Je suis resté 17 heures en cellule et on m’a relâché sans poursuites », explique-t-il fièrement. C’était le 17 avril. Avec quelques dizaines d’irréductibles, il avait tenté un sitting sous les fenêtres de l’Assemblée nationale, un soir de débat sur le mariage gay. « Nous sommes restés moins d’une heure avant que la police nous dégage », s’insurge le jeune militant.
ASSIGNER L’ÉTAT POUR FAUTE LOURDE
Le récit de Bertrand illustre la situation dénoncée par les anti-mariage gay. « C’est un scandale judiciaire, il est anormal qu’on tente de faire taire la Manif pour tous, tonne l’avocat et militant Henri de Beauregard. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, joue les démobilisateurs en annonçant la dangerosité des manifestations puis justifie cela en procédant à des arrestations sans fondements. Ensuite, on maintient des gens en garde à vue, alors que les fonctionnaires de police savent très bien que cela ne tiendra pas devant un tribunal…  » Le conseil en veut pour preuve: sur les 300 interpellations menées lors du dernier rassemblement, seules treize auraient donné lieu à des poursuites judiciaires.
En réponse, les opposants au mariage gay préparent le lancement de libertepourtous.fr. À terme, le site proposera une assistance juridique aux manifestants mis en cause par la police. La plateforme dispensera également des conseils sur la conduite à adopter en cas de garde à vue et incitera les militants à déposer plainte au pénal.
Autre objectif: regrouper les plaintes en vue d’une procédure d’assignation de l’État pour faute lourde au civil. Une façon de montrer, comme l’explique la porte-parole Ludovine La Rochère, que « oui, on reste mobilisés, parce que la famille est attaquée de toutes parts« . La Manif pour tous élargit par ailleurs son combat et appelle à manifester contre la loi de Vincent Peillon sur l’enseignement primaire.¢

[Hommen] Les quatre Hommen libres sous contrôle judiciaire, procès le 18 juillet

[BLOG le Rouge et le Noir – le 12 juin]

Quatre Hommen ont été transférés hier depuis le commissariat du XVIe arrondissement vers le dépôt, en attandant leur comparution. S’il semblait initialement que les Hommen comparaitraient ce matin à 9 heures, ils ont finalement été libérés aux alentours de 13 heures au Palais de justice. Leur procès aura lieu le 18 juillet prochain. Jusqu’à cette date, ils seront soumis à un contrôle judiciaire : en pratique, cela les obligera à pointer une fois par semaine au commissariat.

Le deux poids – deux mesures est flagrant si l’on compare le traitement réservé aux Femen.

Toutefois, la joie régnait dans les rangs des opposants à la loi de dénaturation du mariage, qui étaient présents devant et à l’intérieur du Palais de justice depuis ce matin.

Ils étaient donc une cinquantaine de jeunes, amis, parents, avocats et sympathisants, à accueillir chaleureusement les quatre Hommen libérés.

Une Marseillaise a retenti lorsqu’ils ont franchi la grille du quai de l’Horloge : cela contrate évidememnt avec l’internationale entonnée il y a moins d’une semaine par les « antifa » dans les rues de Paris.

Courage aux Hommen pour leur procès à venir, et rappelez-vous : on ne lâche rien !

« Liberté, liberté chérie, je dirai « tu es à moi » »

Le témoignage de Jean, tout en humour !

[Génération Garde à vue – le 11 juin]

4. Jean+ témoignage FB

Dimanche 26 mai, vers 23h, après avoir été gazé pour avoir eu l’audace de passer trop près des CRS et m’être fait soigner par l’efficacité du sérum physiologique, je décide de me joindre à un groupe de jeunes qui faisaient preuve d’une extrême violence envers le bitume à l’aide de leurs postérieur. Ils osaient chanter des chants marins et parfois même religieux. Les courageux CRS nous ont donc parqués pour éviter que notre action terroriste ne se propage. Après une quinzaine de minutes, pendant lesquelles nos policiers se sont honteusement ennuyés, ils ont pris la sage décision de nous embarquer. En nous enfermant à soixante dans leur panier à salade, ils ne s’attendaient pas à voir arriver les renforts dangereusement armés d’appareils photo. Les hommes de loi ont donc été obligé de sévir en matraquant ces effrontés d’une vingtaine d’années.
Le voyage jusqu’au camp de concentration, fût tout à fait maîtrisé par les forces de l’ordre qui nous gazaient par les voies d’aération dés que notre humeur devenait trop bonne.

Les 4h suivantes à attendre que nous soyons appelés par l’OPJ furent insoutenables pour nos chers gardiens de la paix. Il faut dire que nos chants, nos jeux de carte et notre irrépressible envie de discuter, rappelaient étonnamment l’ambiance des quartiers Nord de Marseille.
Face à cette menace, la préfecture de police ne voyait pas d’autre issue que de nous séparer par groupes de cinq et de nous enfermer dans les cellules des quatre coins de l’Ile-de-France.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de me retrouver au commissariat du 7ème. Là-bas, les policiers ont pris la précaution de me mettre en caleçon pour être bien certains que je ne dissimulais aucune bombe. Rassurés, il m’ont enfermé dans une cellule à triple tour avec un matelas. Ne voyant pas en quoi l’apport d’une couverture me serait utile, ils ont décidé que je dormirai très bien avec mon polo imbibé de gaz lacrymogène et que je devrais déjà m’estimer heureux. Il est 5h.

Après 3h de sommeil réparateur, ils ont eu la bonté de m’offrir une brique de délicieux nectar d’agrumes, puis vers midi, un plat préparé de succulentes tortellini au basilic et à la tomate.
Vers 14h, j’ai pu me dégourdir les jambes pour aller faire ma déposition et donner photos et empreintes, en prévision d’une récidive de ma part.

A 16h30, après 17h30 de Garde à vue, M. le procureur, a eu la bonté de m’accorder une deuxième chance, en me laissant inconsciemment retrouver ma liberté.

LMPT : «…hier nous avions le feu vert pour tirer sur la foule* » – Témoignage

[BLOG nephtar et nephtali – le 8 juin] via [Association Levez vous !]

*Cette phrase vient d’un commissaire de police.

Témoignage d’une jeune manifestante de LMPT :

Nous sommes le peuple, nous sommes la France
Avant de commencer je tiens à me présenter, je suis mineure, j’ai 17 ans.
Dimanche soir après la dispersion officielle de la manifestation, je suis rentrée à la maison accompagnée d’une amie. Voyant les nouvelles montrant ce qui se passait aux Invalides, et voulant aller aux veilleurs, je décidai avec ma sœur d’aller sur place. Nous sommes arrivées sur les lieux vers 21h45 et derrière nous le cortège de CRS s’est fermé. Nous étions donc dès le début enfermées et on ne pouvait atteindre le groupe des veilleurs, ne les voyant même pas. De nombreux feux de joies étaient allumés et des chants scouts et français résonnaient dans l’air. Une ambiance joviale et saine régnait. Les CRS commençaient à charger progressivement et nous reculions sans savoir trop quoi faire. Après de nombreux gazages injustifiés brulant les yeux faisant tousser atrocement, nous nous retrouvons tous un peu éparpillés. Nous nous rendons alors compte que nous ne sommes plus très nombreux, que la plupart des grands gaillards sont partis. Ensuite un mouvement de foule de manifestants à lieu vers la droite des Invalides. Les policiers en civil se jettent directement sur eux etnous ne comprenons plus rien : policiers, CRS et manifestants sont mélangés. Apeurées nous allons donc voir un CRS qui parlait tranquillement avec cinq autres jeunes (tous emmenés en GAV par la suite) et nous lui demandons comment cela se fait qu’il y ait autant de CRS et ce que nous étions sensées faire pour partir. Il nous expliqua, gentiment, que cela faisait 21 jours qu’ils étaient mobilisés pour « la Manif Pour Tous » et qu’à cause de cela, il n’y avait plus qu’une troupe en cité (sur les trois troupes habituelles). Nous sentîmes monter l’atmosphère et entendîmes la première et dernière sommation. Le CRS nous indiqua le chemin pour sortir. En s’y dirigeant nous nous sommes retrouvées face à un garçon de 15 ans avec la tête ensanglantée qui appelait ses parents parce qu’il venait de se faire frapper alors qu’il cherchait la sortie. Autour de nous bourdonnaient de très nombreux policiers en civil remplis d’une haine, d’une violence inimaginables et incontrôlables. En effet, ils tapaient dans tous les sens, et toute la foule autour, y compris les caméras des journalistes, en a subi les conséquences. Ils étaient à 5 contre 1. Lorsqu’on leur demandait où nous devions aller pour sortir ils nous lançaient « Ta gueule ou je te gaze » avec les gaz lacrymogènes à moins de 2cm de nos yeux. Nous nous sommes donc réfugiées sur un trottoir avec une vingtaine d’autres manifestants pacifistes, les mains en l’air. Des policiers en civil nous disaient de ne pas bouger et les CRS nous calmaient voyant notre inquiétude, répétant que nous allions pouvoir sortir. A ce moment- là un policier en civil s’approcha et nous dit que ceux qui voulaient quitter la place devait le suivre. Deux de mes amis passèrent devant, mais après avoir marché deux mètres en les suivant, une barrière de CRS s’interposa entre mes amis et moi, et on me fit signe d’attendre. J’étais donc avec une vingtaine de personnes derrière moi dans l’attente de sortir. Les CRS qui nous barraient le passage, nous ouvrirent le chemin vers un trottoir sur la gauche en nous disant « Ceux qui veulent sortir, allez par-là ». Nous nous retrouvâmes avec une cinquantaine de personnes qui étaient déjà là, encerclées, croyant qu’on allait nous évacuer. Très vite, les bruits coururent comme quoi nous allions être emmenés au poste et après deux coups de fils rassurant à mes parents croyant qu’il ne s’agissait que d’un contrôle d’identité, tout le monde s’échangea des numéros d’avocats « Au cas où, on je sais jamais ».
Il était 23h15 quand deux camions arrivèrent, et les rumeurs furent confirmées. Les policiers nous dirent qu’il ne s’agirait que d’un simple contrôle d’identité. Petits groupes par petits groupes nous fûmes acheminés aux cars. Détail surréaliste : nous étions chacune escortée par deux énormes CRS, comme de grandes délinquantes et en plaisantant nous leur disions « vraiment vous pensez qu’on va s’enfuir?». Après une rapide fouille faîte par des femmes, nous entrâmes dans un camion de douze personnes dont trois filles, escortés par des motos et des voitures de policiers, brûlant tous les feux rouges, jusque dans le 18ème où nous retrouvâmes les autres cars. Là après une attente de 25 minutes et une autre fouille, nous fûmes acheminées vers une grande cour et les 176 délinquants que nous étions commencèrent à parler, à chanter, à danser pour détendre l’atmosphère. Puis après 2h d’attente nous décidâmes d’aller faire la queue pour rentrer. Un policier nous informa entre deux portes à notre plus grande stupéfaction que c’était la garde à vue pour tous.
Ne voulant pas être séparée de ma sœur, je leur dis au dernier moment que j’étais mineure et ils me conduisirent dans un bureau pour un premier interrogatoire, me demandant entre autres si je voulais médecin et avocat. Ne sachant pas quoi dire je leur demandai si je pouvais appeler mes parents pour leur demander conseil. Ils me rétorquèrent avec mépris que je devais prendre une décision et qu’ils demanderaient à mes parents de confirmer. Après cela je fus dirigée vers une salle où il y avait une quarantaine de personnes entassées, et m’assis dans le couloir. Les blagues fusaient malgré l’ambiance plus que tendue ! Nous apprenons par les policiers, que nous allons être répartis
dans tous les commissariats de Paris. Je demande alors à être avec ma sœur mais la réponse reste un « non » catégorique. Les « dangereux délinquants » sont donc appelés petit à petit et toutes les personnes qui étaient passées en même temps que moi partent, y compris ma sœur.
Finalement, mon nom est prononcé, et étant mineure, je suis emmenée en fouille directement, dépouillée de soutien-gorge, lacets, bracelets, montre, écharpe, portable etc… Je suis alors emmenée dans une cellule, et je pleure. D’incompréhension, de tristesse, de ce profond sentiment d’injustice et surtout de grande peur. La gardienne m’appelle pour partir dans un commissariat parisien, elle vient me « délivrer », me disant de suivre deux policiers vers un camion à l’extérieur. Je me retrouve avec cinq autres sympathiques inconnus et nous sommes informés que nous partons vers le 2e arrondissement. Escortés à nouveau par deux voitures de polices et accompagnés de nombreux policiers dans le camion nous arrivons là-bas vers 4h30 du matin, et on nous annonce que le parquet ouvre à 9h. Que nous serons donc libérés vers midi et dans le pire des cas au cours de l’après-midi.
Etant mineure on me place dans une cellule seule, pas plus grande que 6m2 : trois murs de béton, une vitre pour être à la vue de tous, une banquette avec un mince matelas en plastique, une couverture « qui gratte », des murs remplis de graffitis, d’excréments et de sang et enfin une caméra braquée sur moi. Tout d’abord dégoûtée par cet univers je me couche en faisant attention de toucher au moins de choses possibles. Le sommeil arrive vers 6h du matin, je crois, n’ayant plus de moyen de connaître l’heure exacte. Une énorme lampe halogène était au-dessus de moi, restant allumée jour comme nuit, et un ventilateur bourdonnait dans un bruit infernal. Il faisait un froid de canard et après avoir dormi à peu près 1h30, je fus réveillée par un policier qui me dit l’heure (7h40), et me donna une brique de jus d’orange et un gâteau. La première attente commença. Croyant être interrogée vers 9h00 (heure d’ouverture du parquet), je me trouvais seule dans une cellule sans aucune notion du temps à attendre indéfiniment, à pleurer. Les heures défilèrent et désespérée, j’appelai un policier avec la petite sonnette. Deux minutes plus tard il vint me voir en me demandant la raison de mon appel. Je lui expliquai tant bien que mal que : je n’avais rien fais, je n’en pouvais plus, je voulais rentrer chez moi. Il me consola de l’autre côté de la vitre et revînt cinq minutes plus tard pour m’accompagner faire les empreintes et les photos. Ce qui fut assez extraordinaire, en allant dans le quartier des policiers, fût leur curiosité de me voir ici. Ils en riaient même : eux aussi cherchaient des explications et étaient étonnés de savoir que je venais de la Manif. Après une autre attente, pendant laquelle mes compagnons d’aventure faisaient à leur tour leurs empreintes, je fus menée dans le bureau du commissaire de police et j’eus un interrogatoire d’environ une heure. Il me soulagea énormément : j’eus le sentiment d’être comprise par des policiers plutôt gentils qui, à la fin de mon interrogatoire, m’informèrent que je pourrais sortir dans l’après-midi après que le magistrat ait reçu les 176 interrogatoires et ait prit sa décision.
Je suis donc reconduite en garde à vue à la grande surprise de nombreux policiers et commença alors la plus longue et lourde épreuve jamais connue. Attendre pendant neuf heures (entre mon interrogatoire et ma sortie), sans aucun motif. Etre passée du statut de lycéenne, à manifestante pacifique, à personne susceptible d’un contrôle d’identité, à détenue au commissariat et n’avoir commis aucun acte violent ou contraire à la loi entre ces étapes, était le sentiment le plus révoltant qui m’habitait. Croyant qu’ils ne pouvaient pas me garder plus de 24h, j’appelai souvent les policiers qui s’occupaient de nous tantôt pour leur demander l’heure, tantôt pour leur demander des nouvelles, tantôt pour aller aux toilettes… Seule, je devenais paranoïaque, le fait de n’avoir personne
à qui parler était insoutenable. Je mourrais de froid, de faim, de soif, incapable d’avaler quoi que ce soit et avais surtout une énorme boule au ventre due à la peur. Dans de telles conditions on devient très vite fou, et je le suis devenue, je pleurais d’un seul coup je me sentais extrêmement faible et vulnérable. Je perdais ma dignité, (et je passe les détails) en me retrouvant à taper et écrire sur les murs, à me faire mal. Folle de rage de devoir me battre pour des notions si élémentaires, pour des convictions de libertés, le seul sentiment qui me rassurait était la certitude de mon innocence. Je perdais toute notion du temps « cela fait-il 1h, 2h, 3h, que j’attends ? ». Les policiers avec lesquels je discutais me répétaient régulièrement « Vous êtes mineure, vous n’avez rien fait. Ce n’est pas normal mais bon on attend les ordres on ne peut pas faire autrement ».

Finalement, vers 21h, un policier en m’emmenant aux toilettes turques me dit qu’il avait vu mon père et que j’allais peut-être pouvoir sortir dans une dizaine de minutes. Mon cœur se desserra et je rentrai dans ma cellule en comptant sur mes mains les minutes qui passaient pour être sûre du temps. Une trentaine de minutes plus tard, pas de nouvelles, rien, puis 1h plus tard toujours rien. J’appelai alors un policier pour le supplier de me dire ce qu’il se passait et il me dit que mon père n’était sans doute pas là et que je me faisais sûrement une fausse joie. Ce fut un des pires moments de ces 23h ; non seulement parque j’attendais de sortir et ne voyais jamais la fin et en plus parce qu’avoir de nouveau son cœur qui se resserre davantage est intolérable Finalement, 15min plus tard, deux policiers arrivèrent en me disant de jeter tous mes déchets. Je dis « au revoir et bonne chance » aux cinq garçons dans leur cellule. Je retrouvai mon papa, et après un rappel à l’ordre, un des commissaires nous confia qu’il y était hier soir et que « les gardes à vue ont été faites dans une totale illégalité ». Cela fit beaucoup de bien d’entendre ça et il ajouta « Vous pensiez peut être qu’il ne s’agit pas d’une situation grave mais hier nous avions le feu vert pour tirer sur la foule ». Il est donc 10h25 quand ils me rendent mes effets personnels et que mon papa me glisse à l’oreille qu’il faut qu’on se dépêche de partir « Parce qu’on ne sait jamais ». Après leur avoir dit au revoir nous nous faisons raccompagner et le commissaire dans l’ascenseur nous confie qu’il n’avait dormi que 2h sur les dernières 72h, qu’il commence à flancher et qu’un de nous six resterait encore 24h. En sortant, je suis déboussolée. Il est 22H30, je suis libre je ne m’en remets pas, j’ai tellement rêvé de ce moment. Mais au fond de moi je suis plus révoltée et dégoûtée que jamais. Car cette expérience est honteuse ! Et qu’en plus des conditions précaires et injustes de mon arrestation et de ma garde à vue, je me retrouve menacée qu’elle se retourne contre moi. La France que chacun de nous représente m’a humiliée et ramenée à mon plus bas niveau. Mais ce qui est certain c’est que j’en ressors grandie, plus déterminée que jamais et surtout effarée par la situation. Nous sommes le peuple, nous sommes des jeunes (et moins jeunes) révoltés. Nous devons et nous voulons être entendus. Nous sommes innocents, battus, réprimés, humiliés mais nous sommes la France.

 

[Remarque, cet ordre reçu, le « feu vert pour tirer sur la foule » est en total accord avec la convention européenne des droites de l’homme]

Violences policières : Martin, membre du service d’ordre de la Manif Pour Tous témoigne

[Génération Garde à vue – le 12 juin]

IMG_4879photo : le 26 mai, les flics en civil traînent sans ménagement les manifestants pour les emmener en GAV

Martin est membre du Service d’Ordre de La Manif Pour Tous, et il témoigne de l’attitude de policiers en civile ; les faits qu’il raconte se sont déroulés le 24 Mars.

” Deux personnes ont forcé notre barrage, constitué d’une dizaine de volontaires se tenant les mains, bousculant violemment les femmes d’une équipe d’accueil qui s’était jointe à nous, au point qu’elles se sont retrouvées par terre.
Agés de 35-40 ans, assez grands, ils étaient respectivement habillés d’une doudoune un peu sportive et d’un blouson en jean. A trois volontaires de la Sécurité de La Manif Pour Tous, nous nous mettons à courir après.
“Laissez-nous, on fait ce qu’on veut, dégagez !” nous disent-ils. Nous nous plaçons devant eux, torse contre torse, pour les empêcher de rejoindre la Grande Armée. Là, ils exigent que nous leur donnions notre carte nationale d’identité. Nous refusons tant qu’ils ne nous montrent pas leur carte de police.
“Vous connaissez la DCRI ?” nous répond l’un d’entre eux tandis qu’ils ne se décident pas à nous prouver leurs dires. Un de mes amis appelle le chef d’équipe, tandis qu’eux appellent, ou font semblant d’appeler les forces de l’ordre pour demander une voiture. C’est alors que les deux individus deviennent violents, l’un me donnant des coups de poing dans le ventre, et me poussant contre une voiture, l’autre agrippant un passant venu filmer ou photographier ce qu’il se passait. Je demande au passant d’une soixantaine d’années de partir. Je plaque celui qui m’a poussé et l’immobilise contre une voiture, tandis que l’autre est mis à terre et coincé contre le sol par deux amis.  Nous n’avons toujours aucune preuve qu’il s’agit de flics en civil. Finalement, nous les laissons se dégager et partir vers l’avenue Malakoff. Nous les suivons pour vérifier qu’ils ne cherchent pas à semer le trouble. Je croise un policier qui refuse d’intervenir. Avec quelques amis, je recoincerai un peu plus loin, sur l’avenue Foch, un des deux gars.
Le 28 mars, lorsque François Hollande se rend au JT de France 2, je vois une policière en civil, reconnaissable grâce à son oreillette et arborant un brassard, discuter avec l’homme avec qui je me suis battu quelques jours plus tôt. Je n’en sais pas plus…”
Martin

Dans le Grand Ouest 2 : si tu peux…

Aujourd’hui, il se passait ceci, annoncé par l’ami Blh hier et par le Salon beige :

4 des 8 Hommen ont été libérés vers 16h45, aucune poursuite ne sera engagée contre eux par manque de preuves. Ils restent 4 Hommen qui ont été déferés au Palais de Justice suite à la libération des 4 premiers.

Ils seront jugés demain en comparution immédiate pour un motif grave et totalement faux : violence volontaire aggravée. AUCUN Hommen n’a commis quelques violences que ce soit ! Ils sont pacifistes ! Le parquet de Paris les charge avec de fausses accusations dans le but de les décourager !

Ils ont besoin de tous les gens disponibles demain à 9h et durant les heures qui suivent devant le Palais de Justice pour soutenir les 4 Hommen qui vont être jugés sur de faux motifs ! Ils se battent pour la Famille et pour la France, venez les soutenir ! Nous sommes bel et bien dans une dictature.

Hommen à Rolland garros

Mgr Aillet soutient cette résistance .

Les Chrétiens soutiennent cette résistance et ce n’est pas du goût de tout le monde.

Il y a quelques jours, à Montpellier, les Veilleurs ont été hués, insultés, par des antifas imbéciles et incultes pour qui les Veilleurs représentent le FN, et ce dernier le nazisme. Faut-y être con ! « Leurs cris étaient « F comme fascistes et N comme nazis ». Les abrutis… Les Veilleurs ont tenu bon, stoïques sous les cris de haine et ne sont partis que quand ils l’ont décidé. les autres se sont fatigués avant eux. Faut dire qu’ils étaient assis et les autres debout ! Ca aide bien…

On en était à la haine verbale, c’était la semaine dernière, avant la mort accidentelle de Méric « l’antifa ».

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts de la Seine et sous ceux de la Loire.

Angers veillait le 22 Mai, comme vous l’avez vu sur mon billet précédent. Angers continue de veiller. Nantes veille aussi et subit de plein fouet la violence haineuse des roquets redskins et antifas.

Une institution privée catholique a été victime d’effraction et a été couverte de tags injurieux. C’est raconté par Ouest France (zut la page a disparu) et voici l’article paru sur Presse Océan :

Tags blaspèmesL'article

En fin d’article, le lien est fait avec « les tensions nées de l’opposition à la loi Taubira … ». On sait donc qui a sévi. Enfin nous, nous le savons. Visiblement pas la police…

Il faudrait peut-être regarder du côté de ceux qui agressent les Veilleurs tous les soirs désormais, non ? Regardez le genre d’inscription sympathique que peuvent lire les passants et les enfants. Ne seraient-ce pas des appels au meurtre ? C’est délicat, vous pouvez en juger…

mort aux cathos

A mon avis, ce message devrait plutôt s’adresser aux exciseurs venus d’Afrique, les cathos ne sont pas hostiles aux clitos  :-)  Ce que c’est que de tout mélanger… Enfin bref, mourir pour un clito ! Non, pas un, mais »les » clitos ».

Boréas, voilà un tagueur qui a aussi le sens de la formule !

Blh signale un article intéressant à plus d’un titre :

Deux « antifa » ont été interpellés. Ils devraient être jugés en… janvier 2014. D’ici là, il se sera sans doute passé pas mal de choses… Notons le deux poids deux mesures : les 4 Hommen non relâchés vont être jugés en Juillet…

Clément Méric, ce jeune « antifa » décédé le 5 juin des suites d’une rixe survenue à Paris lors d’une vente privée de vêtements de marque…  : tiens, là on dit bien qu’il n’a pas  été agressé ni tué par un nazi, il est mort au cours d’une rixe. Un journaliste honnête, décidément.

Méconnaissant probablement les circonstances exactes de la mort du jeune étudiant, des manifestants s’en sont pris aux passants qui effectuaient des achats en criant, selon Ouest-France, « on tue des enfants de 18 ans dans les rues. Arrêtez le shopping ! ». On ignore si ces passants étaient acheteurs de vêtements « Fred Perry ». : pauvres passants qui ont le front de faire leurs achats alors qu’ils devraient tous être en deuil de Méric ! Des manifestants s’en prennent aux passants ! Vous avez bien lu !

Lors de cette manifestation plusieurs vitres ont été brisées. Une quinzaine d’ « antifas » se sont rendus au  commissariat central en  jetant des bouteilles et en mettant le feu à quelques poubelles.  Parfait ! Encore ! Combien d’interpellations  au fait ? Ancune… Les Homment de Rolland-Garos n’ont commis aucune violence. Ils ont même été arrêtés assez abruptement…

Alors qu’ils voulaient contrôler l’identité d’un manifestant, cinq policiers ont été blessés par une quinzaine d’individus, armés pour certains de chaines métalliques et de bombes lacrymogènes.  Excellent ! Combien d’interpellations ? DEUX ! Tandis que les Hommen etc… Et les Veilleurs etc… Et les manifestants MPT…

la conclusion de cet article honnête et objectif : Les « antifas » sont indiscutablement de grands humanistes. Indubitablement…

Je vais mettre Novopress dans mes liens, tiens, si ça n’est déjà fait.

j’en conclus que ces groupes antifas sont des dangers non seulement pour les manifestants MPT, mais pour les passants, les gens qui font leur shopping et pour les policiers.

Ca se passe à Nantes, ça, chez lui. Qu’attend Ayrault pour amorcer une démarche en vue de la dissolution des groupes antifas ?

Si ces agressions contre des Veilleurs pacifiques devaient perdurer, il faudrait hélas peut-être s’attendre à quelque dérive grave, qui pourrait dévier vers une explication d’auto-défense ou alors il faut vraiment se laisser bousculer, voire frapper, détruire le matériel et voler son sac ?

Est-ce là-dessus que compte le pouvoir ? Il veut un autre Méric ? Je crois qu’il ne peut pas compter sur les Veilleurs pour ça. En revanche, on risque fort d’avoir l’inverse, un hommen ou un Veilleur tué par les gangs déchaînés qui se veulent « anti-fascistes ». Le ton est donné, être catho et porter son drapeau, c’est être fasciste, nazi, le diable et ses cornes.

En attendant, le Grand Ouest veille. Comme toute la France d’ailleurs.

RÉSISTANCE ! DiSSOLUTION DES GROUPES ANTIFAS !

Les Veilleurs du 26 Mai aux Invalides :

Ils ont quand même dormi à 300 mètres de l’Elysée !